|
L'animal signé (1980)
Profitant de l'offre par un
éditeur de disposer d'illustrations abondantes, cet ouvrage a
été conçu comme un livre de cours, où il
s'agissait moins de proposer les vues personnelles du professeur qu'un
résumé illustré des classiques de la
sémiologie du moment : Pierce, Saussure, Hjelmslev, Jakobson,
Lévi-Strauss, Chomski, Fillmore, etc. Assurément, en
1978, l'Anthropogénie n'était pas commencé,
et l'on ne trouvera donc rien ici sur l'origine du signe, ni sur la
dépendance à l'égard des segmentarisations
préalables de l'environnement technique ; il a encore son statut
traditionnel de "quod stat pro aliquo", et nullement sa
définition anthropogénique comme "segment du monde
thématisant un autre segment du monde en s'épuisant dans
cette thématisation", par quoi le signe diffère de
l'outil, lequel dans la panoplie et le protocole "fait signe" aux
autres outils, mais de façon opératoire, non encore
abstraite.
Cependant, pas mal de choses sont sans doute assez marquées pour que certains considèrent l'Animal signé comme une propédeutique utile à l'Anthropogénie. Ils remarquent alors : (a) la caractérisation oppositive des signes analogiques et des signes digitaux ; (b) leurs effets de champ perceptivo-moteurs et logico-sémiotiques ; (c) leurs effets de champs "excités" (Thom), qui jouent un si grand rôle dans l'art, l'amour, les religions, mais aussi dans les états fluides de la vie quotidienne ; (d) l'affirmation constante que les nécessités sémiotiques sont aussi vives chez Homo que les nécessités physiques et biologiques. Première Partie : DU SIGNAL AU SIGNE Ch. 1 - Le signal et le stimulus-signal
Ch. 2 - La signification
Ch. 3 - Les circonstances du signe Deuxième Partie : LES DEUX VOIES DU SIGNE Ch. 6 - Les signes absolus Troisième Partie : L'ANIMAL SEMIOTIQUE Ch. 9 - Le pouvoirs et ses appareils
Ch. 10 - La présence et l'absence : le désir
Ch. 11 - Les je et la santé Quatrième Partie : LES GRANDS MOMENTS DU SIGNE |